Le parcours d'Alain Domenech

Alain_Domenech_38aAlain Domenech est né le 2 octobre 1938 à Alger. Durant la guerre 39-45, la famille va s'installer à Guyotville, dans la villa du grand-père au bord de la mer, pour éviter les bombardements du port. De retour en ville les études se poursuivent à l'école de la rue Négrier, puis au Lycée Bugeaud et à la faculté mixte de médecine et de pharmacie. En juin 1962, c'est la déchirure et le départ.











Alain_Domenech_1L'obtention du diplôme de pharmacien se fera à Marseille en 1963 où il épouse, la même année, Elisabeth, connue pendant les dernières grandes vacances à Guyotville, l'été 1961. De cette union naîtra Isabelle à Strasbourg en 1966 et François à Paris en 1970.








Alain_Domenech_20aAprès une année   passée à Sausset-les-Pins, l'achat d'une officine fixe tout le monde à Lyon. Au Lycée Bugeaud il a comme professeur de dessin André Greck et découvrira sa passion pour la peinture. Depuis l'arrivée en France, toutes les émotions sont traduites en dessins ou en peintures à l'huile. A Lyon sa rencontre avec Pierre-Jean Chaffrey, à la galerie de l'olympe, lui permettra d'approfondir sa technique. La vie se partage entre l'officine, la famille, les amis et la peinture.










Alain_Domenech_40aActuellement à la retraite, il travaille à l'atelier de Gérard Dubois. Les premières expositions se font à Paris, Charenton-le-Pont, puis à Lyon à la galerie de l'olympe, au centre Berthelot, à la galerie Franklin.

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Paysages

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Marines

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Natures Mortes

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Aquarelles

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Contemporain

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In praise of chaos

Nous avons l'immense privilège de recevoir le jeudi 15 octobre à partir de 18h30 et jusqu'au 12 novembre l'exposition de Gordon Hart. Gordon est écossais de naissance, américain de nationalité, et vit en France, à Lyon.

L'exposition est sous le signe du noir et du blanc. Son titre: " In praise of chaos". Nous dirions en France, "Éloge du chaos".

"La couleur noire renferme l'impossible vivant. Son champ mental est le siège de tous les inattendus, de tous les paroxysmes. Son prestige escorte les poètes et prépare les hommes d'action. "

René Char, extrait des "Feuillets d'Hypnos".

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L'expo vu par Gordon

In praise of chaos

Gordon_Hart_4"What I am saying does not mean that there will be henceforth no form in art. It only means that ther will be a new form, and this form will be such a type that it admits the chaos and does not try to say the chaos is something else... To find a form that accommodates the mess, that is the task of the artist now.
Samuel Beckett, The Columbia University Forum, 1961

For some time I was enamored by creation myths of primordial unity, i.e. myths of the union of opposites; concepts of duality, of thinking in pairs, reconciling opposites. Myths common to many cultures, be in tantric buddhism, taoist mysticism, or pre-colombian thought, are all united in mediations between the corporeal and the spiritual, the pleasure principle and the death instinct.

As metaphors for this dialectic of opposition and fusion, my works of the early 70's were symetric and static and with time became difficult to live with. The limitation with mythopoeic thought is that is outside of history, and as such is static. By the end of the 70's, I felt restricted by this state of iconic statis and, last but not not least, bored with the limited vocabulary I was employing. The "N.Y.N.Y." paintings began in the winter of 79 as a means of addressing the "ere and now", the immediate, and as a vehicle for enlarging my visual vocabulary. As a result, the space time of the work changed radically. Movement was introduced, the space becoming much more dynamic, complex, if not chaotic, coupled with a new sense of scale and plurality of surfaces.

I've long lost interest in resolving or reconciling. Chaos is what excites me, holds my interest, blesses me with long days and sleepless nights. Edmond Jabes, the egyptian poet and novelist, says "you have to write in the same way you breathe". I believe my work of the early 70's was about breathing in ; the work that followed, breathing out.

What interests me is giving chaos a form, a shape, an idea of totality as shown through fragments. A totality associated with process ; a state of becoming rather than being ; dynamic as opposed to static.

Working on four or six panels or canvasses at a time, I enjoy the freedom of not being fixated in one space at a time. I think of each work as complete in itself, made in a non linear, non-sequential, iterative manner : a fragmentary whole ; a microcosm of the macrocosm ; part of a larger whole to be assembled at some later date. A stategy for surprising myself, of courting chance and indeterminacy, a means of generating randomness. "If you know where it's going, it's not worth doing", as Frank Gehry, the architect, puts it.

Painting is a world - a small one - but one with its own content and style. My world of chaos is one where I can lose myself, find myself, surprise myself. A space time of somatic awareness, a banquet for the senses where the imagination is free to roam, to dream with open eyes. A desire not simply to present a theme, but to add something to the expressive potential of abstract painting ; to enlarge its vocabulary.

Éloge du chaos

Gordon_Hart_11"Ce que je dis ne signifie pas qu'il n'y aura désormais aucune forme dans l'art. Cela signifie seulement qu'il y aura une nouvelle forme, et cette forme sera d'un tel type qu'elle admettra le chaos et qu'elle n'essaiera pas de dire que le chaos est quelque chose d'autre... La tache de l'artiste est maintenant de trouver une forme qui s'adapte à ce désordre."
Samuel Beckett, The Columbia University Forum, 1961

Au début, j'adorais les mythes de la création de l'unité primordiale, à savoir les mythes de l'union des contraires, les concepts de la dualité, la pensée par paires, réconcilier les contraires. Mythes communs à de nombreuses cultures, que l'on trouve dans le bouddhisme tantrique, le mysticisme taoïste, ou la pensée précolombienne, tous unis dans des médiations entre le corporel et le spirituel, le principe de plaisir et l'instinct de mort.

Comme des métaphores de cette dialectique de l'opposition et de la fusion, mes œuvres du début des années 70 sont symétriques et statiques, et avec le temps, le concept est devenu difficile à vivre. La limite de cette pensée, c'est qu'elle se trouve en dehors de l'histoire, et comme telle, elle reste statique. À la fin des années 70, je me sentais limité par cet état d'icône statique et, "at last but not least", je ne me sentais plus à l'aise avec le vocabulaire limité que j'employais. Les peintures du «N.Y.N.Y." devinrent en hiver 79 un moyen de m'attaquer à "Ici et maintenant", à l'immédiat, devinrent un véhicule pour élargir mon vocabulaire visuel. En conséquence, l'espace-temps de mon travail changea radicalement. Le mouvement fut introduit, l'espace devint de plus en plus dynamique, complexe sinon chaotique, couplé avec un nouveau sentiment d'échelle et de la pluralité de surface.

J'ai depuis longtemps perdu tout intérêt pour la résolution ou la réconciliation. Le chaos, c'est ce qui me passionne, ce qui détient mon intérêt, ce qui me fait passer de longues journées et des nuits blanches. Edmond Jabès, le poète et romancier égyptien, a dit : «vous devez écrire de la même manière que vous respirez». Je crois que mon travail du début des années 70 était d'inspirer, les travaux qui ont suivi, d'expirer.

Ce qui m'intéresse, c'est de donner une forme au chaos, un moule, une idée de totalité, montrée par fragments. Une totalité associée au processus, un état de devenir plutôt que d'être, une dynamique par opposition à un état statique.

Travailler sur quatre ou six toiles en même temps me fait apprécier la liberté de ne pas être figé dans un seul espace. Je pense chaque œuvre complète, faite de manière non linéaire, non séquentielle, de manière itérative : un ensemble fragmentaire, un microcosme dans le macrocosme, une partie d'un ensemble plus vaste qui pourra être assemblé à une date ultérieure. Une stratégie pour  me surprendre moi-même, pour courtiser le hasard et l'indétermination, un moyen de générer aléatoire. "Si vous savez où ça va, aucun mérite à le faire», comme le dit Frank Gehry, l'architecte.

La peinture est un monde, petit, mais avec son propre contenu et son propre style. Mon monde de chaos, c'est celui où je peux me perdre, me retrouver, me surprendre moi-même. Un espace-temps de prise de conscience somatique, un festin pour les sens, où l'imagination est libre d'errer, de rêver les yeux ouverts. Un désir non seulement de présenter un thème, mais d'y ajouter quelque chose pour le potentiel expressif de la peinture abstraite, pour élargir son vocabulaire.

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Vernissage

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